Rapport du CSA sur le sport féminin

Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) vient de publier une étude sur le thème « Sport et télévision », et ses conclusions sur la médiatisation du sport féminin sont optimistes !

Dans le cadre de ses missions d’intérêt public, le CSA a lancé les 4 saisons du sport féminin en 2016, dans la lignée des 24 heures du sport féminin, afin de mettre la pratique sportive féminine à l’honneur et d’ancrer le sport féminin dans les usages. Femix’Sports est fière de pouvoir y participer.

La diffusion à la télévision peut avoir des retombées économiques majeures pour le sport. La médiatisation télévisuelle permet d’abord de développer la pratique sportive. La forte exposition des Jeux olympiques peut ainsi avoir un effet positif sur la pratique de certaines disciplines habituellement peu diffusées, en particulier si les athlètes français réalisent de bonnes performances. Le renforcement de l’exposition de la pratique féminine de football depuis la Coupe du monde 2011 a ainsi coïncidé avec une forte augmentation du nombre de licenciées (+ 90 % entre 2011 et 2016).

 

rapport du CSA chaînes de télé

Bien que des efforts restent nécessaires, la présence du sport féminin en télévision a crû au cours des dernières années : son poids dans le volume horaire des retransmissions sportives a plus que doublé entre 2012 et 2016. Le Conseil estime que le sport féminin a représenté entre 16 % et 20 % du volume horaire de diffusion de retransmissions sportives en 2016, contre 14 % en 2014 et 7 % en 2012. Certaines compétitions féminines ont connu des succès d’audience importants, qui sont le reflet d’un engouement réel et croissant. En termes de volume horaire, les compétitions féminines sont les plus représentées en tennis, sports de neige et de glace et football. Les compétitions féminines sportives attirent de plus en plus de téléspectateurs. A titre d’exemple, la demi-finale de l’Euro 2016 féminin de handball France – Norvège a fédéré en moyenne 831 000 téléspectateurs sur France 4. Sur la période 2011-2015, 4 des 10 meilleures audiences des chaînes de la TNT gratuite (hors chaînes dites « historiques ») sont des compétitions sportives féminines.

rapport du CSA

 

La pratique féminine de football est enfin un bon exemple de l’effet positif qui peut exister entre la médiatisation télévisuelle et le développement de la pratique. Depuis la Coupe du monde 2011, la médiatisation des compétitions internationales féminines de football s’est intensifiée de manière continue, portée notamment par les bonnes performances de l’équipe de France. Depuis 2011, des matchs de l’équipe de France féminine au cours des Coupes du monde 2011 et 2015, de l’Euro 2013, du Tournoi de Chypre et des matchs éliminatoires ont été diffusés sur C8, W9 ou encore CStar. Ces matchs ont réalisé de fortes audiences. La demi-finale France – Etats-Unis de 2011, puis le quart de finale France – Allemagne de 2015 ont permis aux diffuseurs (D8 en 2011 et W9 en 2015) d’établir leurs records d’audience et un record pour les chaînes de la TNT 2005. W9 a été leader en termes d’audience durant toute la rencontre qui a attiré 4,1 millions de téléspectateurs en moyenne, soit une part d’audience de 26,2 %.

Les montants des droits télévisuels associés à ces « nouveaux » sports sont relativement faibles par rapport à ceux des sports les plus diffusés. Les chaînes de télévision disposent donc d’un espace économique plus important pour leur diffusion, comme en témoignent les Coupes du monde féminines de football en 2011 et 2015, qui se sont révélées directement rentables. Qu’il s’agisse de l’édition 2011 diffusée sur Direct 8 ou de l’édition 2015 diffusée sur W9, la Coupe du monde féminine de football présente un coefficient de rentabilité supérieur à 1. Autrement dit, les recettes publicitaires associées à cet évènement ont été supérieures au montant de ses droits TV.

 

rapport du CSA sur le sport féminin

L’acquisition par le groupe TF1 de l’intégralité des droits de diffusion de l’édition 2019 de la Coupe du monde, qui sera organisée en France, traduit l’attractivité croissante de cette compétition pour les diffuseurs. Bien que le groupe TF1 n’ait pas encore précisé sur quelles chaînes il comptait diffuser les matchs de cette compétition (en particulier TF1 ou TMC), la retransmission de matchs de cette compétition sur TF1, la chaîne leader du marché (19,4 % de PdA en avril 2017), pourrait encore accroître les performances d’audience des compétitions féminines de football.

 

Vous pouvez télécharger le rapport du CSA ICI.