Participation à la 5ème Conférence Intenationale du GTI à Sydney - AustralieNicole Dechavannne et Danièle Salva, qui représentait ausi le CNOSF, ont participé à cette Conférence. 500 participants venant de 60 pays. La moitié des participants sont des australiens et 10% des hommes. Le programme alternait plénières et forums de discussion Sur la photo, de gauche à doite : Raija Mattila (présidente finlandaise 2010-2014), Nicole, Johanna Adriaanse (présidente australienne 2006-2010), Danièle.
Le poster "10 ans de femix - Bilan et perspectives" qu'elles ont présenté est téléchargeable dans la rubrique outils de communication.
Cérémonie d’ouverture Jeudi 20 mai Après les discours protocolaires (gouverneur Ms Quentin Bryce, ministre des Sports, présidente du GTI), une représentante de l’ONU, Ms Rachel Mayanja, a fait le bilan des conférences femmes et sport depuis celle de Brighton en 1994. Vendredi 21 mai matin La plénière a porté sur les médias et le sport féminin en Australie où la situation est semblable à celle de la France, ce qui est étonnant dans un pays qui a une culture « sportive ». Les Jeux olympiques constituent une exception : la couverture médiatique du sport féminin qui est habituellement aux alentours de 10% passe alors à 25%. Deux facteurs expliquent en partie cette positive évolution : 1/ davantage de sports sont diffusés 2/ les épreuves féminines et masculines se déroulent sur les mêmes lieux aux mêmes dates. La présidente du GTI, Johanna Adriaanse, a présenté le rapport d’activité des 4 années depuis Kumamoto, élaboré grâce aux envois faits par les différents pays. Les 30 rapports reçus par le GTI, dont celui du CNOSF, ont fait l’objet d’une publication distribuée durant la conférence. Nicole Dechavanne a assisté à un forum sur la pratique des femmes tout au long de la vie.Le débat a été très général et a porté sur l’étude des freins et des motivations pour la pratique des femmes. Outre les facteurs favorisant habituellement cités (santé, bien être, socialisation), le suivi de ses progrès personnels a été identifié comme entrainant une fidélisation plus importante par les 2 intervenantes (Australie et Canada).Aurélie Ledon a, dans ce forum, présenté l’état de la recherche engagée à l’INSEP sur sport d’élite et maternité, en insistant sur la difficulté de reprendre la compétition après une maternité. Danièle Salva a assisté aux forums sur le leadership : Dans le 1er forum, 3 intervenantes : présentation du programme britannique d’accès des femmes aux responsabilités (WLDP) par Amanda Benett, point de situation en Nouvelle Zélande et au pays basque. Dans le second forum, 3 intervenantes dont Sallie Barker qui a fait une évaluation du programme ENTER du point de vue des échanges de bonnes pratiques. Vendredi 21 mai après midi La plénière avait pour thème « les violences faites aux femmes dans le sport". Kari Fasting a présenté un bilan global de la question : définitions des différentes violences, pays et organisations sportives investies dans des recherches, études et plan de prévention. Ensuite, une représentation de l’ONU, Elisabeth Broderick (Canada) a fait la promotion de la campagne « Say no » et un consultant australien, Colin Fraser, a exposé les objectifs de « white ribbon /ruban blanc», réseau international qui propose à des hommes d’être les ambassadeurs de la non violence et du respect des femmes, et son action d’ambassadeur « white ribbon » au sein de la ligue de football en Australie. Danièle Salva et Nicole Dechavanne ont participé à la réunion européenne 30 personnes présentes. Amanda Bennett, présidente d’EWS a expliqué le rôle et les missions d’EWS, et exposé les objectifs de la présidence anglaise ainsi que les actions déjà engagées. Ensuite des discussions en petits groupes ont abordé les thèmes suivants : financement, leadership, coaching, violences sexuelles, sport d’élite afin d’échanger sur les bonnes pratiques mises en œuvre par les différents pays représentés (Grande Bretagne, Espagne, Finlande, Pologne, Danemark, France, Croatie , Italie). Danièle Salva et Nicole Dechavanne ont participé à l’apéritif organisé pour les associations femmes et sport nationales (Etats unis, Finlande, Grande Bretagne, Japon, France, Namibie, Zambie) ayant signé un partenariat ave le GTI pour promouvoir la Conférence. Cela a permis d’échanger notamment sur les difficultés de financement de ces associations. Samedi matin 22 mai La conférence plénière avait pour thème le leadership. 2 interventions de l’Australie, un consultant Peter Homes également dirigeant de la ligue de football et Ms Moya Dodd, dirigeante de la ligue de football. La nécessité de changer les modes de fonctionnement a été développée : plus de démocratie, processus de recrutement transparent et en fonction des compétences, limitation des mandats…. Ensuite, présentation du poster de Femix Quelques questions, portant surtout sur l’intérêt de la mixité et sur le rôle de l’association dans l’ intégration dans les postes et fonctions de décision et sur son utilité pour changer les modes de prise de décision. Quelques personnes vraiment intéressées ont pris une copie du poster notamment les tunisiennes, suissesses, des australiennes et une femme du Botswana. Forum sur les jeunes entraîneures : N Dechavanne et D Salva ont participé Les interventions ont porté sur l’accès à la fonction d’entraineur pour les femmes, comment les motiver et les former. Par ailleurs, Ghislaine Demers a insisté sur le fait que l’accès des femmes aux postes d’entraineurs de haut niveau est de plus en plus difficile au Canada ; la proportion d’entraîneurs femmes de haut niveau diminue depuis quelques années.Une australienne a aussi expliqué les difficultés qu’elle rencontrait pour former des jeunes entraîneures au Qatar, compte tenu du manque de culture sportive. Une autre australienne a montré les spécificités de l’entraînement nécessaire pour encadrer la génération Y (adolescents). Samedi 22 mai après midi Nicole Dechavanne a assisté au forum sur la gouvernance Une intervenante tunisienne, Mme Mouelle Najoua a parlé en français et une canadienne a assuré la traduction en anglais. De ce fait, un certain nombre de questions ont donc été formulées en français par des Africaines, notamment.Elle remarque que même si la proportion de femmes de 20 % requise par le CIO est atteinte, les rôles laissés aux femmes ne sont pas intéressants et qu’elles sont donc souvent démotivées.Les 2 autres intervenantes australiennes (fédération de Netball et université) ont regretté que les statistiques restent inférieures aux recommandations du CIO et analysé les causes de ces résultats. Danièle Salva était la modératrice du premier forum sur les violences sexuelles. 3 interventions : Carole Oglesby a insisté sur la nécessité de ne pas travailler isolée, mais de renforcer son action à Los Angeles grâce au partenariat développé avec toutes les associations femmes et féministes de LA. Cette action globale est soutenue par 7 leaders d’autres secteurs (politiques, entreprises, institutions…) qui participent à la lutte contre les violences faites aux femmes. Takako Ida a présenté les résultats d’une étude menée aux Japon auprès d’athlètes féminines et d’entraineurs hommes sur ce qu’ils jugeaient être des violences sexistes ou sexuelles. Cette étude montre que les femmes athlètes ont un niveau d’acceptation de situations « délicates » bien plus élevé que celui des entraineurs masculins qui engendrent ces « violences ». Cette situation est le reflet de la culture japonaise dans laquelle les femmes sont « soumises » et doivent obéir aux hommes. Ces résultats devraient être utilisés pour modifier la loi sur l’égalité des sexes dans le pays. Due Dyson, une australienne a ensuite détaillé le travail fait au sein de la ligue australienne de football en précisant l’importance du travail en réseau. Lors des réunions du réseau sont décidés outils et méthodes puis dans chacun des 48 clubs 2 leaders sont chargés de conduire des actions visant à changer les comportements. Dans le dernier forum de la journée aussi consacré aux violences et aux discriminations faites aux femmes dans le sport, Danièle Salva a présenté le plan de prévention des violences sexuelles dans le sport français ; présentation qui a été très appréciée. Vicky Barker, une américaine a étudié les différences de traitement des filles et des garçons dans un collège de Californie quant aux financement, installations, matériel et tenues fournis pour leur pratique sportive ; des différences très importantes !!!! Nikki Dryden, ancienne championne de natation et avocate spécialisée « droits de l’homme » a présenté les manquements du CIO à l’application de sa propre charte concernant les questions d’égalité des sexes, en s’appuyant sur 3 cas : l’affaire du saut à ski féminin pour Vancouver, les contrôles de sexe requis pour les femmes, et l’admission de pays à participer avec des délégations uniquement masculine pour des questions politiques ou religieuses. Dimanche 23 mai au stade olympique Une plénière sur « comment motiver les jeunes à la prise de responsabilités dans le sport » puis la cérémonie de clôture avec la passation de la présidence à la Finlande représentée en nombre. Appréciation globale de la conférence Cette conférence a été largement dominée à la fois en nombre de participants (50 %) mais surtout d’intervenants (plus de 33 %) par l’Australie. Par ailleurs, il a été majoritairement question de la culture anglo-saxonne ; très peu d’interventions de personnes des pays en voie de développement ; peu d’africaines, une seule représentante de l’Amérique du sud….De plus, il n’y a eu aucune traduction ni simultanée, ni d’aucun document ni en espagnol ni en français contrairement à ce qui était indiqué sur le site de la Conférence.Globalement, il semble que le financement de la conférence a été un problème majeur, et que, si le lieu choisi était prestigieux et à la hauteur de l’événement et des précédentes conférences, les prestations ont été réduites au minimum, et bien inférieures à celles des précédentes conférences du GTI.De plus, il semble qu’il n’y ait eu aucune médiatisation de l’événement, pas de conférence de presse, pas d’affiches dans la ville, rien à la TV, malgré l’intervention du responsable d’une chaine sportive de la TV australienne. Au vu de l’engagement des finlandaises sur ces questions, on espère beaucoup des 4 années à venir et de la conférence qui aura lieu à Helsinki en 2014. |
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